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Les « baby-boomers
», ceux que le marketing a baptisés « seniors », font
l’objet de discours, de colloques et d’ouvrages, mais il apparaît
rapidement qu’il est difficile de cerner cette nouvelle génération.
Les statistiques démographiques
et économiques ou les études portant sur des questions plus qualitatives
existent mais, faute d’une définition communément acceptée,
elles portent sur des tranches d’âge différentes et permettent
difficilement les comparaisons. Les chercheurs comme les décideurs politiques
se sont surtout intéressés au vieillissement de la population,
au grand âge et aux enjeux en termes de protection sociale.
Les partenaires sociaux
ont abordé les questions posées dans le monde du travail par le
départ de cette génération mais très peu d’études
ont exploré cette « nouvelle vie » qui s’ouvre au moment
de la cessation d’activité professionnelle. Le rapport et l’avis
tentent d’établir un état des lieux et d’imaginer
le rôle et la place que les seniors jouent et pourront jouer demain dans
une société où la coexistence de quatre à cinq générations
oblige à repenser le pacte social entre ces générations
et la qualité du cadre de vie qui leur sera proposé dans la cité.
Les questions de logement,
de déplacements et de maintien des services, de « bien vivre »
tout simplement ne se posent pas qu’en termes financiers mais aussi en
termes d’acceptation sociale et de cohabitation harmonieuse entre les
générations.
C’est dans cet espace
qu’existent déjà de multiples expériences souvent
méconnues car nées de la volonté d’acteurs associatifs
innovants. Les seniors, grâce à leur disponibilité, y apportent
une contribution essentielle. Donner de la visibilité à leur action,
l’inscrire dans une stratégie territoriale et nationale permettra
de faire de cette nouvelle génération, une « force de l’âge
», une chance et un atout pour la cité de demain, le terme «
cité » étant entendu au sens civique du terme, incluant
toutes les formes de la vie sociale sur les territoires
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