Ces concepts seront établis sur la base d’un consensus entre tous les acteurs du transport public : designers/constructeurs de véhicules, opérateur de transport public, représentants d’usagers et autorités locales.
Le terme ‘personne à mobilité réduite’ n’inclut pas seulement les personnes handicapées, au sens traditionnel du terme (personnes en fauteuil roulant, avec une déficience visuelle ou auditive) mais aussi celles qui éprouvent des difficultés à marcher, rester debout, comprendre, les femmes enceintes, les personnes blessées, les enfants de moins de 3 ans et les personnes de plus de 65 ans ; c'est-à-dire 26% de la population européenne, près de 100 millions de citoyens (donnée Eurostat) qui ne peuvent pas utiliser correctement les transports publics.
Nos sociétés sont censées garantir l’égalité des chances entre tous les citoyens. Pourtant, les personnes à mobilité réduite rencontrent encore d’énormes difficultés, notamment pour monter dans un bus ou un tramway en raison d’un écart de niveau entre le véhicule et le trottoir. Pour leur permettre de participer pleinement à la société, il faut urgemment s’assurer que le transport public en Europe devienne accessible.
Nous croyons fermement qu’un système de transport public accessible bénéficiera à tous les usagers. Il permet d’améliorer la qualité, l’efficacité, la sécurité et donc l’attractivité des transports publics, mais aussi la compétitivité de cette industrie. Ainsi, à Grenoble, suite à l’introduction d’un réseau de tramway accessible, le temps nécessaire pour la montée et la descente du tramway a été réduit. Par conséquent, la durée de voyage a diminué et moins de véhicules sont nécessaires, permettant alors une économie financière.
Pour plus d’informations, consultez : http://www.uniaccessproject.org/